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[Texte description détaillée] On nomme souvent Guillaume Apollinaire "l'Enchanteur" ; l'épithète pourrait tout aussi bien s'appliquer (lien avec style "link") à Blaise Cendrars (1887-1961). Durant sa jeunesse, celui-ci fut célèbre avant tout comme poète : en 1912, ses Pâques à New York font entendre une voix puissante, jusqu'alors inconnue. Après la Grande Guerre, c'est un roman, L'Or, qui lui apporte son premier succès grand public en 1925. Enfin, à partir des années 1930, on le connaît comme reporteur et "bourlingueur" ; c'est lui, d'ailleurs, qui fait entrer (lien avec style "none") le verbe "bourlinguer" dans le dictionnaire.

Sous chacune de ces facettes, Cendrars est l'écrivain du mouvement, de l'ailleurs, de l'inattendu. La Prose du transsibérien, son grand poème paru en septembre 1913 sous forme d'un livre vertical illustré d'une "harmonie de couleurs" au pochoir par Sonia Delaunay, en est le symbole : "En ce temps-là, j'étais en mon adolescence/ J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance/ J'étais à 16 000 lieues du lieu de ma naissance..." La musique avait été l'art frère de la littérature à l'époque symboliste ; au début des années 1910, c'est la peinture et l'ensemble des arts plastiques qui jouent ce rôle : à l'amour de la mélodie se substitue une quête de simultanéité. La voiture, le train, l'avion, le téléphone, la TSF... : l'époque est à la vitesse.

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Un flair pas possible. Lorsqu’il lui avait proposé de devenir son éditeur, Gaston Gallimard n’avait lu, de Kessel, qu’un seul texte paru dans le Mercure de France le 1er juin 1922. Le petit journaliste de La Liberté et de L’Écho national, qui n’avait pas à ce moment la réputation d’un Albert Londres ou d’un Béraud, lui avait tout de suite donné un recueil de nouvelles, d’ailleurs fort peu amènes envers la révolution soviétique, La Steppe rouge, composé pendant des vacances au Lavandou en compagnie de Cocteau et de Radiguet. Dès la sortie du livre en novembre, cela avait bien pris auprès des lecteurs. « Vous voilà gentiment lancé », lui avait dit Gaston alors qu’on en était à six mille exemplaires vendus. « Nous devons profiter du mouvement. Maintenant il me faut un roman. Un bon roman. Et vite ! »
Jef, comme ses copains de toujours l’appellent, a alors vingt-cinq ans. C’est en 1923. Il s’est marié avec Alexandra Polizu-Michsunesti, dite Sandi, deux ans plus tôt ; elle a contracté en janvier une tuberculose qui la fera bientôt mourir. C’est elle, pourtant, qui veille sur son mari volcanique et l’aide à se détacher de cette musique tsigane, qui, pareille à une drogue, l’attire dans les bars de la place Clichy. Ils emménagent tous deux à Sceaux dans une campagne quand même plus propice à un travail sérieux. Le 10 août, Jef commence à écrire au premier étage du 130, rue de Houdan. Il est très concentré et ne relève la tête que pour regarder au fond du jardin la frondaison magnifique d’un cèdre du Liban. Tout va presque d’une traite tellement ce qu’il écrit sur demi-feuillets est calqué sur ses propres souvenirs de la première guerre mondiale, qu’il a traversée dans l’escadrille S. 39 avec comme patron son ami le capitaine Thélis, mort au combat. En trois semaines, le 4 septembre, son roman est achevé. Il inscrit sur la page de garde le titre qui lui paraît le plus évident : L’Équipage : puis, de son écriture minuscule, il calligraphie la dédicace : à Sandi.
Ses trois premiers lecteurs, Sandi, Pierre de Lacretelle et le Dr Kessel, qui n’avaient pas été indulgents à l’égard de ses précédents textes, sont, cette fois, enthousiastes. Mais on lui dit par ailleurs, un peu sceptique, qu’il y a déjà eu beaucoup de livres de guerre : ceux de Barbusse, Dorgelès, Genevoix ; que ses amis Cocteau et Radiguet n’évoquent déjà plus la der des der de façon purement naturalistes ; qu’à La NRF Rivière et Paulhan s’emploient à démobiliser l’intelligence. Mais Gaston, qui, après tout, est maître chez lui, croit au génie du roman. Pour lui, le grand public ignore tout d’un aspect de la guerre de 1914 qui le passionnera : l’épopée de l’aviation. Et, vu que Kessel y a mêlé avec beaucoup de savoir-faire une tragique et juste histoire d’amour, à coup sûr, cela frappera les esprits.

Le lion pour en savoir plus cendrars

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© du lion

Gaston donne un mois à ses imprimeurs pour confectionner l’ouvrage. Il signe avec son jeune auteur, qu’il tutoie comme son fils, un « traité » (le tout premier de ses éditions), l’autorisant à négocier avec le cinéma, alors qu’au début des années 1920 cet art est encore largement muet. Dans le réduit humide du 3, rue de Grenelle, Kessel dédicace ensuite, le 27 septembre, les exemplaires de presse : à Thibaudet, Frédéric Lefèvre, Paul Souday, Edmond Jaloux… En tant que journaliste, il connaît les rouages du système littéraire ; là-dessus, Gaston lui fait confiance, il sait jouer avec les uns et les autres de fine diplomatie. Son travail d’autopromotion fait, comme il reste sur la table un exemplaire sur vélin pur fil, Jef l’ouvre à la page de titre et écrit au crayon à encre : « La corvée est finie et à toi, mon cher Équipage, je ne t’adresse ni hommage, ni admiration, ni déférence, ni confraternité mais simplement un souhait d’heureux départ et de fin atterrissage. J. K. »

Le succès est immédiat. Son collègue à La Liberté, trois jours après la sortie en librairie, déclare que c’est un « très beau livre ». Le 4 décembre, André Billy dans L’Œuvre en fait « un conteur attachant », ce qui ne pouvait lui faire davantage plaisir, lui qui était venu à la littérature en lisant Dumas et Kipling. François Mauriac lui écrit aux bons soins de la maison d’édition pour lui dire son émerveillement de s’être trouvé « en plein drame humain, en pleine vérité ». À la une de L’Action française, Léon Daudet le considère comme « une forte personnalité littéraire ». La plus émouvante reconnaissance vient de la mère du capitaine Thélis, qui, après lecture de L’Équipage, la veille même de la translation du corps de son fils au cimetière, assure à Kessel que ce roman serait pour elle « le plus précieux souvenir de son cher enfant ». À défaut d’obtenir un grand prix de l’automne, L’Équipage reçoit le prix Paul-Flat, signe que l’Académie française a désormais un œil sur son travail. Comme Gaston l’avait pressenti, le roman a eu un destin au cinéma : Anatol Litvak en a tiré un film en 1935, puis un remake sous le titre The woman I love. On a tourné par la suite un téléfilm. Ce fut le plus grand succès de librairie de la saison. L’histoire héroïque de l’aviation, ainsi racontée pour la première fois par Kessel, sera complétée quelques années plus tard par Saint-Exupéry lorsqu’il rapportera dans Vol de nuit l’aventure de Mermoz et de l’Aéropostale.

Amaury Nauroy

Bibliographie indicative

  • Joseph Kessel. L'Équipage, Gallimard, 1923. Nouvelle édition revue et corrigée en 1969, repris en « Folio » en 1972.
  • Joseph Kessel. Reportages, Romans, Gallimard, 2010 (« Quarto »).

© Éditions Gallimard [texte avec le style "Mention"]