Qu’a donc fait Anthony Terreblanche, auteur d’un roman culte des années 90, pour se retrouver du jour au lendemain chassé du confortable campus américain de Giovanni Caboto University ? Quelle main perverse a introduit ces images pédophiles dans son ordinateur et provoqué chez lui la descente matinale des flics ? L’écrivain libertin d’origine française est-il victime des féministes, des ligues de vertu ou d’une banale vengeance amoureuse ?
En exil à Long Beach, une station balnéaire du Maine peuplée de mafias exotiques, Terreblanche reçoit les visites régulières de Fletcher, l’enquêteur, et lui raconte sa vie. Dans ses mémoires de don Juan non repenti rôdent quelques fantômes de femmes : Marie-Lou Sinclair suivie de sa troublante réincarnation Morgane Thornton, et surtout l’ambiguë et dominatrice Carlotta, qui avait de si bonnes raisons de se venger. Terreblanche doit-il à une bande secrète de néo-féministes meurtrières une partie de son déclin ? Mais l’enquêteur n’est pas au bout de ses surprises, car strate après strate apparaissent les doubles fonds de cet imposteur virtuose, dont on ne sait plus s’il est vraiment l’auteur des livres qu’il a publiés. Devant Fletcher médusé se déroule le roman vrai d’un menteur, en amour comme en littérature, confronté à son gouffre intérieur.
Observateur aigu d’une certaine Amérique, Louis-Bernard Robitaille raconte avec beaucoup d’humour et de mélancolie le destin d’un séducteur désenchanté. Une œuvre d’une grande maîtrise littéraire, une ironie mordante aux accents de Philip Roth.…
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